Archives de Catégorie: Lectures

« Ma Mère est une fiction » de Chris Simon

MaMereEstUneFictionUn titre paradoxe sonne la charge, positive/négative, et dès lors tout avance : le texte court, se déploie, se répand comme un courant qui file le long des lignes. D’un mouvement contrarié, et souvent même contraint mais toujours tendu vers le connu, à moins que ce n’en soit son inconnue.

Par son écriture du partage au service d’une lecture de l’intime, Chris Simon, écrivain du mouvement, nous emporte avec soi, en train, à vélo, ou bien aussi à pied : elle nous prend par la main et nous tire fort s’il le faut. Car tout avance dans cette fiction, à coup d’allers-retours cinématographiques entre différentes époques de la vie de l’héroïne. Et le mouvement façonne un livre du parcours où viennent s’afficher les pages d’un temps sourd.

L’auteure ne nous laisse pour cela jamais seuls, qu’elle nous entraine vers l’inconnu revisité ou vers un connu reconstitué. Vers un camp de concentration soixante-dix ans après, derrière une mère transformée par la chirurgie esthétique et ses nouveaux compagnons. Ou encore aux cotés du Dieu des autres Dieux, pour des moments de respiration nécessaires à qui devra reprendre sa course. L’approche divine révèle comme un rêve à opposer à une réalité trop forte, écrasante ou enchaînante. Celle inconcevable des camps, celle de l’adolescence où se meut un désir : arrêter de vivre la réalité des autres, courir après la sienne. Celle d’une mère capable de laisser sa propre fille se perdre. Pour l’héroïne comme pour nous tous, l’apprentissage du temps qui passe ne pourra s’effectuer qu’au détriment de ceux que l’on aime.

Apprendre donc, parce qu’il faut bien avancer, avancer pour trouver ou pour se retrouver. Avancer et se perdre. Dans ce train, se perde comme être humain, se perdre comme adolescent, se perdre dans la forêt, se perdre et rencontrer Zeus. Plus humain de nous tous, oui lui connaît la tristesse, oui lui collectionna les étoiles, rêves des hommes, pour simplement déjouer l’obscurité triste de sa grotte. Maladroit et coléreux parce qu’il a connu l’enfance perdue, parce qu’il a vu le génocide, devenu lui aussi trop humain en avançant ? Ces étoiles – jaunes – qu’il conservait jusqu’à maintenant, comme «…témoins d’un passé qui avait bien existé mais qui foutait le camp…» , réussiront-ils ensemble à les jeter là-bas, en-bas, au-dessus de nos têtes et nous rappeler ainsi au souvenir de notre condition humaine ?

Avant de vous arrêter pour le lire, courez chez publie.net, acheter en un click Ma mère est une fiction. Son auteur est déjà sur la route, un peu plus loin devant. Et son livre, comme un documentaire, témoigne d’une oeuvre qui laisse le souffle court, à bout de souffle.

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506954/ma-mere-est-une-fiction

Publicités

Les italiens nous racontent des histoires

Si, et ce cliché corrompu prêtant aux italiens, surtout mâles, une grande faculté à raconter des histoires peut être même immédiatement élargi aux enfants, femmes et vieillards. Je vis au milieu de ce pays, de son peuple aussi je le confirme. Et j’y demeure français, rien qu’à m’entendre, non pour la difficulté à prononcer correctement la lettre R. Connaître une langue nouvelle ouvre la porte d’un monde parallèle, tandis que le miroir sans tain qui s’y affiche révèle jalousement les propres origines sous une autre lumière.

Nos grammaires furent pourtant semblables, le latin nous fit cousins bien plus que les mariages de pouvoir qui s’en suivirent. Pourtant nous l’oubliâmes, le temps du récit, le délaissant lâchement au monde littéraire, passé (moins) simple (qu’il n’y paraît), lui préférant un passé de raccourcis composé ou pire imparfait. Seulement eux, les italiens, je les écoute car ils racontent, petits maigres grands gros jeunes vieux rugueux simples tordus, je tends l’oreille, chaque jour un peu plus. Que le dire soit beau culinaire triste enfantin vulgaire d’antan ou du matin, c’est toujours une histoire qui s’y faufile, digne d’intérêt, car celui qui la raconte utilise ce temps, passé simple de racines qui furent aussi les nôtres.

 

 

GLI ITALIANI CI RACCONTANO STORIE

Sì, e questo cliché corrotto che presta agli italiani, soprattutto maschi, una grande facilità a raccontare storie può anche essere subito allargato ai bambini, donne e ai vecchi. Vivo nel bel mezzo di questo paese, della sua gente e così, confermo. Vi vivo e resto francese, solo a sentirmi parlare e non per la sola difficoltà a pronunciare in modo corretto la lettera R. Conoscere un’altra lingua apre la porta di un mondo parallelo, il cui specchio senza foglioche lo adorna rivela gelosamente le proprie origini sotto una luce diversa.

Le nostre grammatiche furono simili, il latino ci fece cugini molto di più che i matrimoni di potere che seguirono. Eppure noi lo dimenticammo, il tempo del racconto, lasciandolo vigliaccamente al mondo della letteratura, passato remoto (ma così vicino), preferendogli un passato prossimo (e dunque sempre secondo) o peggio ancora l’imperfetto (nome che la dice lunga). Però loro, gli italiani, li ascolto tanto perché raccontano, piccoli secchi alti grassi giovani vecchi rugosi semplici storti, tanto lo presto – ma quasi lo darei anche – l’orecchio, ogni giorno sempre di più. Che il detto sia bello culinario triste infantile volgare di una volta oppure del mattino, c’è sempre una storia ad intrufolarsi, degna di interesse perché coloro che le raccontano utilizzano questo tempo, passato remoto dai radici che furono anche nostre.


#1 Brasile, quando leggere libera il corpo: Libro=Libero

Le più belle notizie economiche, di questi tempi stretti,  ci arrivano spesso dal Brics (ancora da googleare?). Dell’economia però, a volte, vorremo che ce ne importasse proprio poco. La crescita e suo treno di benessere pieno di beni ci ha dato voglia di vedere un po’ più in là del portafoglio, anche se « l’in là » è troppo spesso lo schermo di uno smartphone. Comunque, in una parola sola, il benessere porta con se la Cultura di cui ogni uno poi ne fa quello che gli pare. Il bello dei paesi del Brics è che spesso non si postano soltanto sul lato economico ma sperimentano anche soluzioni per migliorare la società creatrice di ricchezza. Le prigioni federali del Brasile, tuttora come prima, non hanno mai avuto una grande reputazione, anche se è comunque difficile che un tale luogo possa averla. Ma anche nel peggio c’è una gradazione. Oggi però, più che mai sovraffollate, ciò sembra essere un indice positivo dello sviluppo di una nazione, esse diventano il luogo di una sperimentazione inattesa. Il governo federale ha in effetti proposto ad alcuni detenuti di leggere un libro in meno di 4 settimane per beneficiare, dopo avere fatto diversi resoconti delle loro letture, di un indulto di quattro giorni. Libri ovviamente scelti dall’amministrazione che dovrà pure effettuare i necessari controlli affinché niente « gioco sporco » venga denaturare la nobile iniziativa. Nobile sì, perché in questo modo viene riconosciuto il « potere liberatorio » della lettura sulla mente. Non importa se gli stessi che lamentano la tv in cella grideranno ancora contro dei presunti « privilegi » del carcerato. Importa che tutti i detenuti però abbiano poi la possibilità di approfittare di una tale opportunità, e perciò importa che un vaste programma di alfabetizzazione venga attivato in carcere come nella società brasiliana che soffre ancora di un alto tasso di analfabetizzazione. Non abbiamo certo da dubitare che un paese tra i più potenti del mondo per crescita e risorse economiche, un paese che pensa prima di tutti che i libri possono liberare chi si impegna a meritarli, a liberare chi se lo merita, faccia quindi al più presto il più importante dono al suo immenso populo: renderlo libero di scegliere suoi atti in tutta conoscenza. Certo che qualcuno in Brasile, pure qualcuno di alto locato, avrà incontrato nel corso delle sue letture,  Albert Camus che la pensava così: « Si può misurare la grandezza di una società allo stato delle sue prigioni »

info qui: http://www.finzionimagazine.it/news/attualita-news/quando-leggere-un-libro-ti-fa-uscire-di-galera/

Brésil, quand lire libère le corps: Livre=Libre
Les nouvelles économiques les plus belles, en ces temps restreints, bien souvent nous arrivent des Brics (encore besoin de googler?). Mais de l’économie parfois, nous voudrions bien faire sans. La croissance et ses wagons de bien-être pleins de bienfaits nous a donné envie de voir un peu plus loin que le porte-feuilles même si le « plus loin » est trop souvent l’écran d’un smartphone. Bref, en un mot, le bien-être porte en soi la Culture dont chacun fera par la suite ce qu’il en veut. Mais ce qui est chouette avec les Brics, parfois, c’est qu’ils ne misent pas tout exclusivement sur le côté économique de la croissance mais qu’ils expérimentent aussi des moyens d’améliorer la société créatrice de richesse. Les prisons fédérales du Brésil (avec le B de Brics), aujourd’hui comme alors, n’ont pas véritablement une grande réputation, même s’il est objectivement difficile qu’un tel lieu puisse en jouir. Pourtant même dans le pire il y a une échelle de valeur. Ainsi, plus surpeuplées aujourd’hui que jamais – facteur qui ressemble à un indice positif du développement d’une nation – les prisons deviennent le lieu d’une expérience inattendue. Le gouvernement fédérale a en effet proposé à certains de leurs détenus de lire un livre en moins de 4 semaines afin de bénéficier, non sans avoir écrit les compte-rendus de leur lecture, d’une remise de peine de 4 jours. Livres évidemment choisis pas l’administration pénitentiaires qui se doit également d’effectuer les nécessaires contrôles afin que la triche ne vienne pas dénaturer cette noble initiative. Noble, oui, parce qu’ainsi l’on reconnaît le « pouvoir libérateur » de la lecture sur l’esprit. Peu importent ceux qui se plaindront de ce nouveau privilège du tôlard, les mêmes qui se révoltent à l’idée qu’il puisse regarder la télé. Il importe par contre que tous les détenus aient la possibilité de profiter de cette opportunité et pour cela il est nécessaire que soit mis en œuvre un vaste programme d’alphabétisation au sein des prisons comme dans la société « libre » qui souffre encore dans taux d’analphabètes trop élevé. Nous ne pouvons d’ailleurs pas douter qu’un des pays les plus puissants du  futur monde par sa croissance et ses ressources économiques, un pays qui pense avant tout le monde que les livres ont le pouvoir de libérer celui qui se dédie à les mériter, de libérer qui le mérite, que ce pays ne fasse pas au plus vite ce grand don à son peuple immense: le rendre libre de choisir ses acte en toute connaissance de cause. Une chose est également certaine, au Brésil quelqu’un de très haut-placé aura rencontré, au cours de ses lectures, Albert Camus qui pensait ainsi: La grandeur d’une société se mesure à l’état de ses prisons.

InfoIciouLà: http://www.lesinrocks.com/2012/06/buzzodrome/bresil-fiches-de-lecture-contre-remise-de-peine/


Le petit monde de Miroirinverse

Un site utilisant WordPress.com

beau: adj m.

Se dit de la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie...

LES CONFINS

"Comment sera mon rédempteur ? Je me le demande. Sera-t-il un taureau ou un homme ? Sera-t-il taureau à tête d'homme? Ou sera-t-il comme moi ?" (Jorge Luis Borges : La demeure d'Astérion)                Les confins :   Tous droits réservés © André Rougier 2011-2013

Les Cosaques des Frontières

refuge pour les dépaysés

JosieCoccinelle

Coups de coeur, Inspiration, Création...

julyaly

Le journal de Julia

BLEUEMARIE

Le dilletantisme ou la vertu

gammalphabets

Des essais de voix par temps contemporain

L'épervier incassable

"Ce que j'écris n'est pas écrire, c'est se préparer à écrire" - Paul Valéry

rhizomiques

archives numériques ouvertes : littérature, art, philosophie

Web-association des auteurs

Disséminer les écritures

Les Reveries de Rowena

Now I see the storm clouds in your waking eyes: the thunder , the wonder, and the young surprise - Langston Hughes

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

bassescontinues

" la basse continue d'un contrepoint - nos pas"

youcxl

Carnet de bord de YouCXL à Yumington

cigaloun

mes chants d'été, champs d'hiver - my summer songs, winter words - meine sommergesänge, winterklänge

T.S.A.

Thiébault de Saint Amand

valeriu dg barbu

©valeriu barbu

Le Tourne-à-gauche

Un blog de Dominique Hasselmann

dream about your life & live your dream

blog xavier fisselier, auteur - "mauvaises nouvelles" & "anamnèses" | every man is the architect of his own fortune |

L’atelier permanent

maison établie en 1967 | sur le web depuis 1996

Les vents de l'inspire

carnets et aventures

aux bords des mondes

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

Yohann-Mickaël Fiset

Publications littéraires personnelles. Le langage comme matériaux.

lireaujourlejour

Pour ne jamais s'ennuyer...

La Critiquante

Blog modestement littéraire

Et pourtant, elle tourne

Pour avoir l'état d'esprit qui vous ménera à la réussite

Quelque(s) Chose(s)

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

Sans aucune issue

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

LE BAISER DE LA MOUCHE (ISSN 2267-3946)

Nouvelles scènes de la vie littéraire ISSN 2267-3946

SILO

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

penseeslibres.com

Just another WordPress.com site

r a l o u f

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

Dzahell

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

le curator de contes

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

Deborah Heissler | Carnets

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

le vent qui souffle

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

le portrait inconscient

portraits de gens et paysages du monde

chemin tournant

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

Glossolalies

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.

L'irrégulier

Pour certains la vie est comme un plaisir dont ils ne s'accordent que lorsqu'il cesse. Comme le fait une douleur pour d'autres.