Localmente, tempo globale

E’ tempo – purtroppo è infelicemente il caso di dirlo – di farla finita con la valutazione globale. Anzi, è giunta l’ora di valutare globalizzando il locale. Così, sulla parte occidentale della Toscana sono caduti ben 400 mm di acqua in 36 ore. Per intenderci, 10 mm di pioggia equivalgono a 10 litri d’acqua caduti su una superficie di 1m2. Immaginiamo 400 litri in 1m2. All’interno, vorrei metterci uno di questi esperti che continuano ad autorizzarsi a risponderci (ma quando smetteremo di porre loro tale domanda?) che il clima non sta cambiando. Qui, in Toscana, lo sappiamo tutti, anche colui che non esce mai di casa o dall’ufficio ha ben chiaro il concetto che qui, la pioggia è venuta a mancare per diversi mesi. Solo la sua mancanza avrebbe causato centinai di migliaia di euro di danni. Ora ne siamo a contare le centinai di milioni perché é venuto giù l’acqua di sei mesi. Però, guardando globalmente, sul corso di un anno intero di « esercizio », uno dei nostri esperti incaricato di guadagnarsi il pane da mangiare, affermerà a bocca piena: i livelli delle precipitazioni sono nella norma annuale…L’essere disonesto non ha mai avuto limiti. Come quello che sta accadendo al livello globale con ripercussioni al livello locale. Perché è della distribuzione degli eventi climatici che ora dobbiamo fare caso. Meglio, che essi, gli esperti, debbono fare caso perché noi, è con la propria pelle, e da mo’, che lo sappiamo. Mi fa pensare a questi esperti incaricati di definire, se la superiorità del percentuale di cancro della tiroidi nella popolazione infantile nei pressi di La Hague in Francia, sia dovuto o no alla presenza di uno dei più grande impianti di smaltimento dei residui atomici al mondo. Ovviamente, e questa fatalità nella loro risposta diventa insostenibile, gli esperti si pronunciano per il no, o meglio ancora per un « non lo possiamo affermare ». Non possono dire che il cancro che salta alla gola di queste creature sia dovuto alla pattumiera atomica di cui la Francia va così fiera. Non si può – globalmente – dimostrare, e finché i bambini non diventano fosforescenti nessuno potrà dire con certezza: sì, è questo ad ammazzare i vostri bambini! Eppure, anche di là, tutti sanno…Globale, quest’aggettivo che abbiamo visto nascere all’inizio degli anni 90, che non voleva già dire niente prima ancora della sua creazione oltre al nasconderci che non sarebbe mai più come la Via della Seta di una volta…globale, questa parola spregevole, pure minuscola, finirà dunque per sotterrarci tutti. Ma non è detto che ciò sia fatto in silenzio.

LOCALEMENT, TEMPS GLOBAL

Il est temps, c’est malheureusement le cas de le dire, de mettre fin à l’évaluation globale. Mieux encore, l’heure est venue d’évaluer en globalisant le « local ». La Toscane occidentale a ainsi vu précipiter 400 mm d’eau en 36 heures. Pour mieux comprendre, 10 mm de pluie correspondent à 10 litres d’eau au mètre carré. Imaginons donc 400 litres sur un mètre carré. Dedans je voudrais y mettre un de ces experts qui continuent à s’autoriser de nous répondre (quand cesserons-nous de leur poser des questions?) que le climat n’est pas en train de changer. Ici, en Toscane, nous le savons tous, même celui qui ne sort jamais de chez lui ou passe son temps au bureau a clairement en tête une réalité: ici la pluie a fait défaut pendant des mois. Rien que ce manque aurait causé des centaines de milliers d’euros de dommages. Nous en sommes à compter les centaines de millions, parce qu’il a plu en 36 heures ce qui devait tomber en 6 mois. Pourtant, en regardant « globalement », sur une « année d’exercice », un de nos experts chargés de gagner son pain affirmera la bouche pleine: les niveaux de précipitations sont dans la norme annuelle…La malhonnêteté n’a jamais eu de limite. Tout comme ce qui se passe au niveau global avec ses répercutions locales. Parce que c’est la distributions des évènements climatiques qui doit nous interroger. Mieux, que eux, les experts, doivent considérer parce que nous, c’et avec notre propre peau, et depuis quelques temps déjà, que nous l’avons compris. Cela me fait penser à ces experts chargés de définir si le pourcentage plus élevé de cancers infantiles de la thyroïde aux alentours de La Hague en France, est dû, ou non, à la présence d’un des centres de retraitement des déchets nucléaires le plus important au monde. Evidemment, et cette fatalité dans leur réponse commence à nous devenir insoutenable, les experts se prononcent pour le non, plus exactement disent-ils: nous ne pouvons l’affirmer. Ils ne peuvent déclarer que le cancer qui saute à la gorge de ces petits est bien dû à cette poubelle atomique dont la France va bien fière. On ne peut le démontrer, et jusqu’à ce que ces enfants ne deviennent fluorescents personne ne pourra dire avec certitude: oui, c’est bien cela qui tue vos mômes! Et pourtant, là-bas aussi, tout le monde sait…Global, cet adjectif que nous avons vu naître au début des années 90, qui ne voulait déjà rien dire avant de « n’être », à part nous cacher que rien ne serait plus jamais comme la Route de la Soie d’un autre temps…global, ce mot si laid, si petit, finira donc par tous nous enterrer. Mais rien ne dit que cela soit doit se faire en silence.

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