Les italiens nous racontent des histoires

Si, et ce cliché corrompu prêtant aux italiens, surtout mâles, une grande faculté à raconter des histoires peut être même immédiatement élargi aux enfants, femmes et vieillards. Je vis au milieu de ce pays, de son peuple aussi je le confirme. Et j’y demeure français, rien qu’à m’entendre, non pour la difficulté à prononcer correctement la lettre R. Connaître une langue nouvelle ouvre la porte d’un monde parallèle, tandis que le miroir sans tain qui s’y affiche révèle jalousement les propres origines sous une autre lumière.

Nos grammaires furent pourtant semblables, le latin nous fit cousins bien plus que les mariages de pouvoir qui s’en suivirent. Pourtant nous l’oubliâmes, le temps du récit, le délaissant lâchement au monde littéraire, passé (moins) simple (qu’il n’y paraît), lui préférant un passé de raccourcis composé ou pire imparfait. Seulement eux, les italiens, je les écoute car ils racontent, petits maigres grands gros jeunes vieux rugueux simples tordus, je tends l’oreille, chaque jour un peu plus. Que le dire soit beau culinaire triste enfantin vulgaire d’antan ou du matin, c’est toujours une histoire qui s’y faufile, digne d’intérêt, car celui qui la raconte utilise ce temps, passé simple de racines qui furent aussi les nôtres.

 

 

GLI ITALIANI CI RACCONTANO STORIE

Sì, e questo cliché corrotto che presta agli italiani, soprattutto maschi, una grande facilità a raccontare storie può anche essere subito allargato ai bambini, donne e ai vecchi. Vivo nel bel mezzo di questo paese, della sua gente e così, confermo. Vi vivo e resto francese, solo a sentirmi parlare e non per la sola difficoltà a pronunciare in modo corretto la lettera R. Conoscere un’altra lingua apre la porta di un mondo parallelo, il cui specchio senza foglioche lo adorna rivela gelosamente le proprie origini sotto una luce diversa.

Le nostre grammatiche furono simili, il latino ci fece cugini molto di più che i matrimoni di potere che seguirono. Eppure noi lo dimenticammo, il tempo del racconto, lasciandolo vigliaccamente al mondo della letteratura, passato remoto (ma così vicino), preferendogli un passato prossimo (e dunque sempre secondo) o peggio ancora l’imperfetto (nome che la dice lunga). Però loro, gli italiani, li ascolto tanto perché raccontano, piccoli secchi alti grassi giovani vecchi rugosi semplici storti, tanto lo presto – ma quasi lo darei anche – l’orecchio, ogni giorno sempre di più. Che il detto sia bello culinario triste infantile volgare di una volta oppure del mattino, c’è sempre una storia ad intrufolarsi, degna di interesse perché coloro che le raccontano utilizzano questo tempo, passato remoto dai radici che furono anche nostre.

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