#1 Brasile, quando leggere libera il corpo: Libro=Libero

Le più belle notizie economiche, di questi tempi stretti,  ci arrivano spesso dal Brics (ancora da googleare?). Dell’economia però, a volte, vorremo che ce ne importasse proprio poco. La crescita e suo treno di benessere pieno di beni ci ha dato voglia di vedere un po’ più in là del portafoglio, anche se « l’in là » è troppo spesso lo schermo di uno smartphone. Comunque, in una parola sola, il benessere porta con se la Cultura di cui ogni uno poi ne fa quello che gli pare. Il bello dei paesi del Brics è che spesso non si postano soltanto sul lato economico ma sperimentano anche soluzioni per migliorare la società creatrice di ricchezza. Le prigioni federali del Brasile, tuttora come prima, non hanno mai avuto una grande reputazione, anche se è comunque difficile che un tale luogo possa averla. Ma anche nel peggio c’è una gradazione. Oggi però, più che mai sovraffollate, ciò sembra essere un indice positivo dello sviluppo di una nazione, esse diventano il luogo di una sperimentazione inattesa. Il governo federale ha in effetti proposto ad alcuni detenuti di leggere un libro in meno di 4 settimane per beneficiare, dopo avere fatto diversi resoconti delle loro letture, di un indulto di quattro giorni. Libri ovviamente scelti dall’amministrazione che dovrà pure effettuare i necessari controlli affinché niente « gioco sporco » venga denaturare la nobile iniziativa. Nobile sì, perché in questo modo viene riconosciuto il « potere liberatorio » della lettura sulla mente. Non importa se gli stessi che lamentano la tv in cella grideranno ancora contro dei presunti « privilegi » del carcerato. Importa che tutti i detenuti però abbiano poi la possibilità di approfittare di una tale opportunità, e perciò importa che un vaste programma di alfabetizzazione venga attivato in carcere come nella società brasiliana che soffre ancora di un alto tasso di analfabetizzazione. Non abbiamo certo da dubitare che un paese tra i più potenti del mondo per crescita e risorse economiche, un paese che pensa prima di tutti che i libri possono liberare chi si impegna a meritarli, a liberare chi se lo merita, faccia quindi al più presto il più importante dono al suo immenso populo: renderlo libero di scegliere suoi atti in tutta conoscenza. Certo che qualcuno in Brasile, pure qualcuno di alto locato, avrà incontrato nel corso delle sue letture,  Albert Camus che la pensava così: « Si può misurare la grandezza di una società allo stato delle sue prigioni »

info qui: http://www.finzionimagazine.it/news/attualita-news/quando-leggere-un-libro-ti-fa-uscire-di-galera/

Brésil, quand lire libère le corps: Livre=Libre
Les nouvelles économiques les plus belles, en ces temps restreints, bien souvent nous arrivent des Brics (encore besoin de googler?). Mais de l’économie parfois, nous voudrions bien faire sans. La croissance et ses wagons de bien-être pleins de bienfaits nous a donné envie de voir un peu plus loin que le porte-feuilles même si le « plus loin » est trop souvent l’écran d’un smartphone. Bref, en un mot, le bien-être porte en soi la Culture dont chacun fera par la suite ce qu’il en veut. Mais ce qui est chouette avec les Brics, parfois, c’est qu’ils ne misent pas tout exclusivement sur le côté économique de la croissance mais qu’ils expérimentent aussi des moyens d’améliorer la société créatrice de richesse. Les prisons fédérales du Brésil (avec le B de Brics), aujourd’hui comme alors, n’ont pas véritablement une grande réputation, même s’il est objectivement difficile qu’un tel lieu puisse en jouir. Pourtant même dans le pire il y a une échelle de valeur. Ainsi, plus surpeuplées aujourd’hui que jamais – facteur qui ressemble à un indice positif du développement d’une nation – les prisons deviennent le lieu d’une expérience inattendue. Le gouvernement fédérale a en effet proposé à certains de leurs détenus de lire un livre en moins de 4 semaines afin de bénéficier, non sans avoir écrit les compte-rendus de leur lecture, d’une remise de peine de 4 jours. Livres évidemment choisis pas l’administration pénitentiaires qui se doit également d’effectuer les nécessaires contrôles afin que la triche ne vienne pas dénaturer cette noble initiative. Noble, oui, parce qu’ainsi l’on reconnaît le « pouvoir libérateur » de la lecture sur l’esprit. Peu importent ceux qui se plaindront de ce nouveau privilège du tôlard, les mêmes qui se révoltent à l’idée qu’il puisse regarder la télé. Il importe par contre que tous les détenus aient la possibilité de profiter de cette opportunité et pour cela il est nécessaire que soit mis en œuvre un vaste programme d’alphabétisation au sein des prisons comme dans la société « libre » qui souffre encore dans taux d’analphabètes trop élevé. Nous ne pouvons d’ailleurs pas douter qu’un des pays les plus puissants du  futur monde par sa croissance et ses ressources économiques, un pays qui pense avant tout le monde que les livres ont le pouvoir de libérer celui qui se dédie à les mériter, de libérer qui le mérite, que ce pays ne fasse pas au plus vite ce grand don à son peuple immense: le rendre libre de choisir ses acte en toute connaissance de cause. Une chose est également certaine, au Brésil quelqu’un de très haut-placé aura rencontré, au cours de ses lectures, Albert Camus qui pensait ainsi: La grandeur d’une société se mesure à l’état de ses prisons.

InfoIciouLà: http://www.lesinrocks.com/2012/06/buzzodrome/bresil-fiches-de-lecture-contre-remise-de-peine/

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